« Au final, on fait tous le même métier »

On entend parfois que Sidiane serait le syndicat des grands groupes. Pourtant, notre organisation rassemble des entreprises de toutes tailles, des indépendants aux acteurs nationaux, avec une gouvernance qui donne à chacun la possibilité de s’exprimer. Trois questions à Pierre-Maxime Fortin, dirigeant de Bret Contrôle, TPE du diagnostic et membre de notre syndicat.

Pourquoi avoir choisi Sidiane ?

« Parce que le syndicat offre une vision claire du métier. Avec une feuille de route précise, des objectifs qui s’inscrivent dans la durée et une véritable ambition pour notre filière. Ancien salarié du diagnostic, j’ai créé ma société avec trois associés en 2023. Au sein du collège C, qui rassemble les petites entreprises, je porte la voix des indépendants et j’apporte un regard très concret sur les réalités du terrain. Je ne suis pas d’accord sur 100 % des sujets, je défends mes idées, parfois elles sont retenues, parfois non. C’est le fonctionnement normal d’un syndicat. »

La voix d’un indépendant pèse-t-elle réellement au sein de Sidiane ?

« Oui. En conseil d’administration, la voix d’un dirigeant de TPE vaut celle d’un responsable de réseau. La vie d’un syndicat, c’est justement savoir écouter les différents points de vue et trouver des compromis lorsque c’est nécessaire. Il faut arrêter d’opposer les modèles : cette vision est réductrice. Un responsable de franchise défend aussi les intérêts de ses cabinets adhérents, parmi lesquels on trouve souvent des diagnostiqueurs solos. Je vois parfois cette opposition entre “petits” et “gros”, mais il y a de la place pour tout le monde. Nous avons simplement des clientèles et des stratégies différentes. Dans ma région, je travaille essentiellement avec des syndics et des mairies. D’autres ciblent principalement les particuliers tandis que les réseaux recherchent souvent du volume national. Mais, au final, nous exerçons tous le même métier. »

Au-delà des différences, qu’est-ce qui rassemble aujourd’hui les diagnostiqueurs ?

« Ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous distingue. Selon moi, l’énorme majorité des diagnostiqueurs partage les mêmes exigences de déontologie ou les mêmes enjeux de formation. Les coûts de la certification ou les difficultés à recruter un diagnostiqueur certifié concernent autant une TPE comme la mienne qu’un grand groupe. C’est sur ces sujets que nous devons avancer ensemble. On parle beaucoup de représentativité en ce moment, c’est un débat légitime. Les diagnostiqueurs indépendants doivent évidemment pouvoir s’exprimer. Mais il ne faut pas oublier que notre filière, ce sont aussi des assistantes, des commerciaux, des dirigeants qui ne sont parfois plus certifiés mais continuent d’apporter leur expertise et leur expérience. Notre écosystème est plus large qu’on ne le croit. C’est une richesse dont nous ne devons pas nous priver. Car plus nous serons nombreux à porter une vision commune, plus nous serons forts, plus nous serons entendus. »