Pas de répit. Après la mise en orbite de l’UFD3I aux côtés de Filiance et de l’Alliance du Diagnostic Immobilier, SIDIANE poursuit son travail. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous aurons fort à faire ces prochains mois. Réuni ce mercredi 23 septembre, le conseil d’administration de SIDIANE a rappelé les dossiers sur lesquels le syndicat sera mobilisé.

UFD3I : aussitôt créée, déjà reconnue. C’est une première satisfaction. Dès le 22 septembre, lors des Ateliers du diag, notre nouvelle Union a été identifiée par le député Daniel Labaronne parmi les deux seuls interlocuteurs appelés à représenter la profession. À chacun désormais de démontrer sa légitimité et sa représentativité. Avec plus de 4.000 diagnostiqueurs, la représentativité de l’UFD3I est solidement installée.

Essentielle pour la défense de nos intérêts, l’UFD3I n’a toutefois pas vocation à se substituer aux organisations qui la composent. Cette union constitue une structure chapeau, destinée à porter les grands sujets communs de la filière et à renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics. SIDIANE entend y jouer un rôle moteur, toujours dans la recherche du consensus avec ses partenaires.

Plomb, KPI, DPE : plusieurs dossiers sensibles

Notre CA a aussi permis de passer en revue les nombreux chantiers engagés ces dernières semaines. Sur le plomb, SIDIANE poursuit sa mobilisation autour des textes publiés cet été concernant le CREP et le DRIPP. Disponibilité des échantillons de référence, modalités de contrôle et de validation, faisabilité opérationnelle : plusieurs questions restent posées. Un travail est mené avec Filiance, l’Alliance du Diagnostic Immobilier, et les fabricants d’appareils. Un courrier a également été adressé à la Direction générale de la santé.

Autre sujet particulièrement sensible : les KPI du DPE. Lors de la réunion organisée la veille par Daniel Labaronne, la proposition de suspendre leur application jusqu’à leur finalisation semble avoir été entendue par le député. Le dossier reste donc au cœur du dialogue. Si le principe des KPI n’est pas remis en cause, leur déploiement doit encore être suffisamment éprouvé pour éviter qu’un outil destiné à améliorer le dispositif et à détecter les anomalies ne se traduise par des sanctions disproportionnées pour les diagnostiqueurs.

L’amiante locatif, chantier prioritaire

Autre chantier appelé à prendre de l’ampleur : l’amiante dans le parc locatif. La perspective d’un véritable diagnostic amiante à la location semble s’éloigner, avec le risque de voir le dispositif réduit à la simple communication du DA-PP. Ce n’est pas entendable.

SIDIANE travaille le sujet afin de démontrer concrètement les limites du DA-PP à travers l’abondante data compilée par notre syndicat, sur plus de 5,5 millions de logements. Ces premières données restent à consolider, mais elles doivent permettre d’objectiver la couverture réelle du parc et le manque de pertinence de se contenter du seul DA-PP dans le logement.

Trente ans après l’interdiction de l’amiante, SIDIANE entend remettre le sujet sur la table : pourquoi les locataires restent-ils moins bien informés que les propriétaires quand on parle d’amiante ? Notre syndicat se mobilise pour faire évoluer la réglementation dans le sens de la santé publique et de la protection des locataires.

Au-delà de ces dossiers, le CA a également fait le point sur la formation avec le développement d’un parcours bac+3 en alternance, la commission assurance pour garantir l’accès à une RC Pro pour tous, l’Observatoire de la donnée, la communication… La feuille de route est désormais posée. Nous avons du travail : poursuivre la structuration de notre filière avec l’UFD3I, renforcer notre dialogue avec les pouvoirs publics, mais aussi faire
avancer les dossiers très concrets qui concernent au quotidien les diagnostiqueurs. Une rentrée chargée, donc. Et SIDIANE entend bien être au rendez-vous.