Chaque jour, les diagnostiqueurs immobiliers recueillent une foule d’informations sur le parc immobilier français. Une matière précieuse, insuffisamment exploitée, que SIDIANE entend valoriser à l’avenir à travers son Observatoire. Avec une ambition : mieux faire connaître la réalité du parc immobilier français et contribuer à éclairer les politiques publiques.

Pourquoi créer un Observatoire de la donnée ?

Aujourd’hui, il n’existe aucune base de données sur l’état technique du parc de logements en France. Comment mesurer l’efficience des politiques publiques normatives sur le logement ancien ?

Cette data existe pourtant. Chaque jour, le diagnostiqueur est présent sur le terrain. Ce sont des dizaines de milliers de données sur l’installation électrique, l’installation gaz, la surface des pièces, l’amiante, les termites, la performance énergétique, etc. Une connaissance du terrain qui constitue une véritable richesse pour les acteurs du logement.

Cette donnée reste aujourd’hui insuffisamment exploitée et le travail des diagnostiqueurs n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Avec son Observatoire, SIDIANE veut contribuer à mieux valoriser les informations recueillies au quotidien et faire reconnaître la place des diagnostiqueurs dans la connaissance du parc immobilier français.

Quelles données traite l’Observatoire ?

Aujourd’hui, seule la donnée fournie par le DPE et l’audit énergétique est réellement mise en lumière à travers l’Observatoire de l’Ademe. Mais notre métier ne s’arrête pas à l’énergie.

D’autres diagnostics apportent des informations précieuses sur l’état des logements, notamment en matière de santé publique et de sécurité. Autant de sujets qui méritent d’être mieux documentés et pour lesquels les observations de terrain des diagnostiqueurs peuvent apporter un éclairage utile.

L’ambition de SIDIANE est donc d’élargir le regard porté sur cette donnée, au-delà de la seule performance énergétique.

À quoi cette donnée pourra-t-elle servir ?

Notre objectif est de mettre cette richesse à la disposition des acteurs du logement : professionnels, institutions et décideurs publics. Mieux exploitées, les données recueillies par les diagnostiqueurs peuvent contribuer à mieux comprendre certaines réalités du parc immobilier, à identifier des problématiques insuffisamment documentées et à nourrir la réflexion collective.

Notre connaissance du terrain peut aussi éclairer des questions de santé publique ou de sécurité dans l’habitat. Notre objectif est d’analyser ces données, dans le temps et dans l’espace du territoire, et de les corréler. A moyen terme il s’agit donc de mieux décrire le logement ancien, mieux cibler les politiques publiques et les aides, en particulier dans une période où il faut optimiser l’argent public et des Français.

Cette donnée est-elle suffisamment riche et représentative ?

Oui. SIDIANE s’appuie sur ses adhérents, qui représentent plus de 3000 opérateurs présents chaque jour sur le terrain partout en France. Ce réseau constitue un point d’appui important pour développer une connaissance du parc immobilier ancrée dans la réalité du terrain. A titre d’exemple, pour rédiger notre livre blanc sur l’amiante dans le logement collectif -que nous dévoilerons ces prochains jours-, nous avons recueilli une donnée couvrant quelque 5,5 millions de logements.

L’enjeu consiste désormais à structurer et à valoriser cette matière, afin d’en faire ressortir tout le potentiel. Car la richesse de la donnée ne suffit pas : elle doit aussi pouvoir être analysée, mise en perspective et partagée pour éclairer utilement les décisions.

Avec son Observatoire, SIDIANE souhaite ainsi contribuer à faire reconnaître une dimension encore trop méconnue du métier de diagnostiqueur : au-delà des rapports qu’il produit, il participe chaque jour, par ses observations, à la connaissance du parc immobilier français.