La dynamique est en marche, notre famille s’agrandit. Chevalier Diag rejoint SIDIANE pour défendre notre métier et faire entendre la voix des diagnostiqueurs auprès des pouvoirs publics. Trois questions à Sébastien Lehot, directeur général du groupe Chevalier Diag.

Quelles sont vos motivations pour rejoindre SIDIANE ?
« Aujourd’hui, nous sommes un groupe en plein développement. Nous sommes très présents sur les marchés amiante, nous vivons de la réglementation, mais nous la subissons aussi, et parfois de façon incompréhensible. Nous l’avons encore vu récemment avec les formations pour les enrobés routiers qui devaient entrer en vigueur en juillet, mais qui ont finalement été décalées. Nous étions cependant prêts. Nous sommes dans un environnement réglementaire toujours plus complexe. Intégrer SIDIANE nous permet d’être moteurs et acteurs pour notre filière. D’être plus présent en amont dans la conception des normes qui définissent les bonnes pratiques mais aussi dans les groupes de travail pour défendre les intérêts de notre filière. Sur l’industrie qui pèse 40% de notre CA ou encore sur les enrobés routiers, nous disposons d’une belle expérience. Nous avons donc aussi des choses à apporter. »
L’adhésion au syndicat, c’est donc aussi pour partager votre expérience ?
« Oui, pouvoir échanger avec les confrères est précieux. Par exemple, sur les machines à tube pour le plomb, désormais autorisées, nous avons réalisé des tests, et nous pouvons faire bénéficier la profession de notre retour d’expérience. De même sur les QR code que ce soit pour le DPE, les certifications, la SS4… Nous avons développé ces outils depuis longtemps chez Chevalier Diag. C’est pratique, c’est efficace, et cela permet, par exemple, de s’assurer lorsqu’une personne travaille sur une voirie, qu’elle dispose bien des autorisations nécessaires. Je suis convaincu que beaucoup d’entreprises ont développé des solutions vertueuses. Je crois que c’est aussi la vocation du syndicat de partager ces expériences. Sur les bonnes pratiques, je ne suis pas avare, même si nous sommes concurrents, nous ne sommes pas là pour nous faire la guerre. C’est aussi ensemble que nous pouvons progresser. »
Quels sont les combats prioritaires à mener selon vous ?
« Pour nous, c’est évidemment l’amiante qui constitue la plus grande part de notre chiffre d’affaires. Le plomb aussi doit réclamer notre attention, avec l’arrivée des machines à tube et le flou qui entoure l’arrêté publié en août. Et puis, forcément, il y a le DPE qui fait du mal à toute la filière. Nous sommes dans une situation que nous subissons, avec sans cesse des évolutions, comme pour le CEP, qui finissent par nous faire passer pour des incompétents. Et puisque nous sommes supposés être incompétents, nous sommes fliqués en permanence avec les KPI. Devoir justifier par exemple de deux DPE réalisés à 100 km de distance le même jour, c’est intolérable. Tout comme les prix parfois pratiqués qui sont juste impossibles à tenir. Nous le voyons régulièrement, nous y sommes tous confrontés. Je suis par exemple favorable à des prix planchers. »
Bio express
Implantée à Cherbourg depuis 2008, Chevalier Diag a été racheté en 2021 par le groupe Dellen, groupement de 170 PME. Aujourd’hui, la société est présente en Normandie, en Bretagne, dans les Hauts-de-France et dans les Pays-de-la Loire. Elle se développe désormais au Sud et à l’Est. Le groupe Chevalier Diag compte sept antennes régionales et une cinquantaine d’opérateurs certifiés.