Avant de casser, on commence par regarder. Le rôle du diagnostiqueur dans la prévention est, malheureusement, encore trop souvent passé sous silence. Une récente publication de la FFB et de l’OPPBTP, à laquelle SIDIANE a apporté son concours, rappelle pourtant combien il est essentiel en matière d’amiante.

Exercice de pédagogie. Dans une brochure publiée en septembre, la FFB et l’OPPBTP s’adressent aux particuliers et aux professionnels pour les sensibiliser au repérage amiante avant travaux (RAT) et rappeler le risque existant lors du remplacement de menuiseries. Objectif : prévenir l’exposition des travailleurs et des occupants.

Le rôle du diagnostiqueur ne consiste pas simplement à produire un rapport. Il permet de transformer un risque invisible en une information concrète : où se trouve l’amiante ? Quels matériaux sont concernés ? Sont-ils susceptibles d’être affectés par les travaux ?

Un relais essentiel de la prévention du risque amiante

La publication de la FFB et de l’OPPBTP est aussi une piqûre de rappel : le repérage avant travaux est un préalable indispensable dans les bâtiments construits avant 1997. Pourtant, sur les petits chantiers, comme le remplacement de menuiseries, il passe encore trop souvent à la trappe.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Puisque le RAT reste circonscrit au périmètre des travaux, son coût est souvent réduit pour le remplacement de menuiseries : SIDIANE et la FFB évoquent un coût moyen de l’ordre de 300 euros, un peu plus, un peu moins, selon le nombre de menuiseries et les éventuelles analyses à réaliser.

Pour SIDIANE, le rôle d’une organisation professionnelle est aussi là : appuyer les initiatives qui contribuent à la prévention et participer à leur diffusion la plus large possible. Cette brochure en est une illustration. Le diagnostiqueur est un acteur de la prévention, mais il peut aussi en être l’un des ambassadeurs. Au-delà de son intervention technique, il lui revient de rappeler les enjeux, d’alerter lorsque c’est nécessaire et de contribuer à faire progresser les bonnes pratiques.

SIDIANE salue donc cette publication. Cet effort de pédagogie reste nécessaire. Car si le repérage amiante avant travaux est désormais entré dans les mœurs sur les « gros » chantiers, il reste malheureusement trop souvent négligé lors des petits travaux de rénovation.

Dans un contexte de rénovation énergétique, où par exemple de nombreuses chaudières gaz ou fioul seront demain démontées et remplacées par des pompes à chaleur, il est essentiel de rester mobilisés pour qu’aucun chantier ne soit lancé sans avoir préalablement vérifié le risque amiante. Parce qu’en matière d’amiante, un petit chantier ne signifie pas un petit risque.