Pourquoi le diagnostic amiante à la location est-il indispensable ? Et pourquoi faut-il renforcer l’information pour mieux prévenir les risques ? L’amiante est interdit en France depuis trente ans. Mais le gros du chantier est encore devant nous.

Un rapport de l’Ademe dédié à la gestion des déchets amiantés, publié en septembre, met en lumière deux réalités. D’abord, l’ampleur du gisement : des dizaines de millions de tonnes de matériaux contenant de l’amiante demeurent dans les bâtiments, mais aussi dans les infrastructures et les réseaux. Ensuite, un constat plus préoccupant encore : trente ans après son interdiction, nous manquons toujours de données sur l’amiante présent dans notre environnement.

Chez SIDIANE, nous sommes convaincus que le diagnostiqueur joue un rôle charnière dans cette prévention.

Pour informer, d’abord. Les propriétaires et les acquéreurs aujourd’hui, mais aussi demain les locataires, qui doivent pouvoir disposer d’une information claire sur la présence éventuelle d’amiante dans leur logement.

Pour identifier les situations à risque, ensuite. Car les matériaux amiantés vieillissent, se dégradent et peuvent devenir plus préoccupants avec le temps.

Pour faire remonter la donnée, enfin. Le diagnostic constitue aussi une source précieuse d’information pour mieux connaître le parc existant et aider les pouvoirs publics à construire des politiques de prévention adaptées. Le rapport de l’Ademe illustre de la difficulté à recueillir de la donnée.

Le diagnostic amiante à la location ne doit donc pas être considéré comme une simple formalité réglementaire. C’est un outil d’information, de prévention et de connaissance du parc. Trente ans après l’interdiction de l’amiante, il est temps de regarder devant nous.